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Les écoles de danse survivront-elles au COVID-19 ?

Les écoles de danse survivront-elles au COVID-19 ?

On s’en souviendra longtemps.


Le soir du 14 Mars 2020, Edouard Philippe annonçait la fermeture des bars, cafés, restaurants, cinémas, théâtres et discothèques dès minuit.


Deux jours après, Emmanuel Macron annonçait une longue mise en quarantaine. Vous vous souvenez de la fameuse expression « Nous sommes en Guerre » qui avait été utilisée 6 fois ?


Et bien, il semblerait que certaines écoles de danse aient perdu la bataille. En effet, ces dernières ont passé trois longs mois sans AUCUNE rentrée d’argent alors que leurs charges, elles, n’ont pas diminué d’un poil. Une situation qui s’apparente à un véritable cauchemar pour les studios de danse.


Pourquoi les écoles de danse font partie des premières victimes du COVID-19 ? Pourquoi la fin de cette descente aux enfers est incertaine ? Quelles solutions peuvent être envisagées si tant est qu’il y en ait ?


Nous tentons d’élucider le sujet.

 



1. ÉCOLES DE DANSE : UN GROS MANQUE À GAGNER


Le COVID-19 est définitivement mal tombé. En temps normal, les écoles de danse profitent de la période pré-estivale pour réinscrire leurs fidèles adhérents. La période Avril – Mai – Juin est la période où les abonnés renouvellent leur pass en bénéficiant d’offres privilégiées. Aujourd’hui, les danseurs et les personnes potentiellement intéressées par des cours de danse sont encore bien trop réticents à l’idée de s’engager dans une période aussi incertaine. En effet, la théorie selon laquelle une seconde vague pourrait pointer le bout de son nez n’est pas totalement écartée. Même si la quasi totalité du territoire est passée en zone verte.

2. ÉCOLES DE DANSE - VOUS AVEZ DIT : « AIDES DE L'ETAT » ?!


Un bon nombre d’écoles de danse ne bénéficient d’aucune aide de l’Etat car elles fonctionnent sous forme associative. Or, les banques prêtent de l’argent uniquement aux sociétés. Sans stage, sans soirée, sans festival, sans nouveaux adhérents, autrement dit sans argent qui rentre, il est difficile, voire impossible, de continuer à payer les innombrables charges habituelles (loyers, salaires, charges fiscales, coûts de fonctionnement et de gestions…). Alors, certains studios de danse comme Art Is Live Studio ont été contraints de mettre la clef sous la porte. Une triste nouvelle qui a ému un grand nombre d’aficionados.

 

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3. DES GESTES COMMERCIAUX QUI METTENT EN PÉRIL L'AVENIR DES ÉCOLES DE DANSE


De nombreux élèves ayant souscrit à un abonnement annuel souhaitent être remboursés à hauteur des 3 mois ½ de cours suspendus. Malheureusement, la situation économique des écoles de danse permet rarement un tel arrangement. Alors, elles cherchent des solutions qui pourraient convenir aux deux parties comme prolonger l’abonnement de quelques mois, offrir des cours en ligne, faire des promotions alléchantes… À répétition, les négociations peuvent fragiliser la pérennité des studios de danse.

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4. LA DANSE : UN MILIEU STIGMATISÉ


Combien de fois avez-vous entendu ces phrases dernièrement : « Pour limiter la propagation du virus, veuillez respectez les règles de distanciation sociale », « Lavez-vous les mains pendant 20 secondes, toutes les heures », « Faites vos courses avec des gants », « Sortez avec un masque », « Saluez sans serrer la main »… ? On a arrêté de compter. Depuis le COVID-19, la danse de couple est l’une des dernières activités auxquelles les Français souhaitent s’adonner. Le toucher étant au cœur du concept de la danse à deux.

 



5. ÉCOLE DE DANSE : PERTE DE LA CLIENTÈLE POST-VACANCES


En septembre, une bonne partie des nouveaux élèves qui souhaitent apprendre à danser reviennent d’Amérique Latine. Les locaux leur ont appris le pas de base de la salsa ou de la bachata et les élèves en gardent de très bons souvenirs. Alors, ils souhaitent immortaliser leurs vacances en s’adonnant de manière plus sérieuse à la danse de couple. Etant donné que l’on ne peut plus partir aussi loin, ce cas de figure n’est pas prêt de se représenter. Il faut donc s’attendre à une baisse significative de la nouvelle clientèle.

6. BAISSE DU POUVOIR D'ACHAT DES FRANCAIS


De nombreux Français ont été et sont encore au chômage. Lorsque l’on voit son pouvoir d’achat diminuer, on fait naturellement plus attention à son portefeuille. Les activités de loisir passent donc au second plan et sont, une fois de plus, directement impactées.

 



Vous l’aurez compris, les écoles de danse ne sont pas prêtes de voir le bout du tunnel.


Actuellement, la majorité d’entre elles restent fermées. Pour celles qui ont la chance de pouvoir perpétuer leur activité, une réouverture est prévue dès le mois de Septembre. En attendant, des professeurs se lancent dans les cours de danse en ligne. Les formations en ligne sont, en effet, une bonne alternative. Les élèves peuvent réviser leur solo, et ainsi, continuer à pratiquer leur passion à un moindre coût.


En bref, nous n’avons plus qu’à espérer que la situation se tasse, que les français se réjouissent de retrouver un train de vie normal, et qu’ils puissent, de nouveau, se consacrer à leur loisir favori.

 

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